Chat et froid : jusqu’à quelle température un chat peut-il supporter l’hiver ?
L’hiver représente un véritable défi pour de nombreux chats, même pour ceux qui semblent habitués à vivre dehors ou qui possèdent un pelage épais. Contrairement à la croyance populaire selon laquelle “les chats savent se débrouiller seuls”, la réalité vétérinaire est tout autre : un chat n’est pas naturellement à l’abri du froid, et certains profils deviennent vulnérables bien avant les températures extrêmes. Son âge, son état de santé, son poids, son mode de vie (intérieur ou extérieur) et même la densité de son sous-poil influencent directement sa capacité à résister au froid.
En tant qu’expert passionné, j’ai pu constater que beaucoup de propriétaires sous-évaluent le froid ressenti par leur chat, surtout lorsque celui-ci continue à sortir comme si de rien n’était. Or, les risques augmentent rapidement dès que la température chute, d’autant plus que le vent, la neige, l’humidité ou la pluie glacée réduisent fortement la capacité d’un chat à maintenir une température corporelle stable.
Dans cet article complet, basé sur des sources vétérinaires fiables, tu vas découvrir :
- à partir de quelle température un chat commence réellement à souffrir,
- quels sont les seuils critiques,
- comment repérer les signes qu’un chat a froid,
- et surtout, comment le protéger efficacement durant tout l’hiver.
Pour une vision globale de la saison froide, tu peux aussi consulter notre guide complet pour protéger son chat en hiver.
L’objectif : t’offrir une vision claire, précise et pratique pour garantir à ton chat un hiver sûr, confortable et sans danger.
À partir de quelle température un chat a-t-il froid ? (Tableaux + explications)
La résistance d’un chat au froid varie beaucoup d’un individu à l’autre : pelage, âge, état de santé, poids, activité et habitudes de vie influencent tous sa capacité à conserver sa chaleur corporelle. Contrairement à l’image du chat “autonome” et toujours débrouillard, le froid représente un véritable risque, surtout lorsque l’humidité, le vent ou la neige s’ajoutent à la température extérieure. Les vétérinaires observent que la grande majorité des chats commence à être inconfortable dès que le thermomètre descend autour de 7 à 10°C, et que les risques augmentent nettement sous les 5°C.
Pour t’aider à évaluer précisément le danger, voici un tableau basé sur les données vétérinaires et sur la physiologie thermique spécifique du chat.

🌡️ Tableau complet des températures critiques pour les chats
| Température extérieure | Niveau de risque | Explications |
| 10°C | Faible à modéré | Les chats maigres, âgés ou à poils courts ressentent déjà une gêne. |
| 5°C | Modéré | Beaucoup de chats sensibles commencent à grelotter ou cherchent à rentrer. |
| 0°C | Modéré à élevé | La perte de chaleur est rapide, surtout si le chat reste immobile. |
| –5°C | Élevé | Risque d’hypothermie pour la majorité des chats, même d’extérieur. |
| –10°C | Très élevé | Gelures possibles sur oreilles, queue, nez et pattes. |
| –15°C et moins | Critique | Exposition dangereuse, à éviter absolument. |
🎯 Interprétation claire : quand le froid devient-il dangereux ?
La plupart des chats commence à souffrir entre 0°C et –5°C.Dans cette plage de température, il n’est pas rare d’observer des tremblements chez le chat en hiver, signe que son organisme lutte pour produire davantage de chaleur.
👉 À partir de –5°C, le risque d’hypothermie devient sérieux, surtout si :
- le chat est âgé, mince ou malade,
- son pelage est peu isolant,
- il reste immobile longtemps,
- il est mouillé par la pluie ou la neige.
Même les chats “habitués” à vivre dehors ne sont pas protégés lorsque la température ressentie devient très négative.
❄️ Vent, humidité et neige : trois ennemis majeurs
- Humidité + pelage mouillé
Le poil perd immédiatement son pouvoir isolant. Le refroidissement est trois fois plus rapide. - Vent glacial
Le vent abaisse la température ressentie, parfois de –5 à –10°C, augmentant brutalement le risque de gelures. - Accumulation de neige sur les pattes et le ventre
Cela favorise la conduction du froid directement vers la peau.
Ainsi, un chat peut très bien supporter 5°C par temps sec, mais être en grande difficulté à +5°C avec vent et pluie. C’est la combinaison des facteurs qui crée le danger, bien plus que la température seule.
Les chats les plus sensibles au froid : profils à risque
Tous les chats ne sont pas égaux face au froid. Certains disposent d’un pelage dense et d’un sous-poil efficace, tandis que d’autres ont une protection thermique très limitée. Les vétérinaires constatent que plusieurs profils sont particulièrement vulnérables, parfois dès 10°C, surtout lorsque l’air est humide ou venteux. Comprendre ces différences permet d’adapter la protection hivernale de chaque chat de manière juste et sécurisée.
🐱 1. Les chats à poils courts ou sans sous-poil
Les chats au pelage fin, sans vraie couche isolante, perdent leur chaleur très rapidement.
Exemples :
- Siamois
- Oriental Shorthair
- Abyssin
- Chats européens à poils très courts
Ils ressentent souvent l’inconfort bien plus tôt que les autres, car leur pelage ne retient pas assez d’air chaud.
🐾 2. Les chats nus : vulnérabilité extrême
Les races comme le Sphynx, le Donskoy ou le Peterbald n’ont aucune barrière protectrice contre le vent ou le froid. Leur peau exposée les rend sensibles dès 12–15°C, et un chauffage adapté est indispensable en hiver.
🐱👓 3. Les chats âgés ou souffrant d’arthrose
Le froid accentue les douleurs articulaires et la raideur musculaire. Un chat senior peut :
- bouger moins,
- chercher davantage la chaleur,
- peiner à maintenir sa température interne.
🐾 4. Les chats maigres ou malades
Un chat malade, convalescent ou en sous-poids dispose rarement de l’énergie et de la masse corporelle nécessaires pour lutter contre le froid. Il peut trembler ou se recroqueviller dès des températures modérées.
🐱🏫 5. Les chatons : thermorégulation immature
Les chatons ne parviennent pas à réguler efficacement leur température. Ils peuvent se refroidir très vite, même à l’intérieur si l’environnement est humide ou mal isolé.
Si ton compagnon vit surtout dedans, tu trouveras des conseils adaptés dans chat d’intérieur en hiver pour limiter le manque de chaleur, l’ennui et le stress.
Les chats les plus résistants au froid : jusqu’où peuvent-ils supporter l’hiver ?
Même si la majorité des chats est sensible au froid, certains profils possèdent une meilleure capacité à maintenir leur chaleur corporelle en hiver. Leur morphologie, leur densité de pelage et la présence d’un sous-poil isolant offrent une protection naturelle plus efficace. Cependant, “résistant au froid” ne signifie jamais “invulnérable” : même ces chats ont des limites, et les conditions hivernales extrêmes peuvent rapidement les mettre en danger.

❄️ 1. Les races à double pelage dense
Certaines races sont connues pour leur pelage abondant capable d’emprisonner l’air chaud :
- Maine Coon
- Norvégien (Forest Cat)
- Sibérien
- Ragdoll (résistant au froid sec)
- British Longhair
Leur sous-poil agit comme une véritable barrière thermique. Ces chats supportent généralement mieux les températures proches de 0°C, et certains tolèrent brièvement des températures légèrement négatives.
🐈⬛ 2. Les chats d’extérieur habitués à la vie dehors
Un chat vivant en extérieur toute l’année développe progressivement un pelage plus dense et une meilleure adaptation thermique. Cependant :
- l’humidité,
- le vent,
- une alimentation insuffisante,
- un abri inadapté
peuvent rapidement annuler cette résistance.
Même un chat d’extérieur habitué peut entrer en difficulté dès –5°C, surtout si son pelage est mouillé.
⚠️ 3. Les limites à ne jamais négliger
Même les chats les mieux adaptés peuvent souffrir du froid lorsqu’ils :
- restent immobiles trop longtemps,
- sont âgés, amaigris ou malades,
- ont le poil mouillé,
- sont exposés à une température ressentie très basse.
La majorité des chats résistants peut supporter le froid jusqu’à environ –5°C, mais au-delà, les risques d’hypothermie et de gelures augmentent fortement.
Au-delà de cette limite, les dangers d’hiver pour le chat se multiplient, notamment en présence de verglas, de sel ou de produits antigel.
Les signes qu’un chat a froid : symptômes à reconnaître immédiatement
Les chats expriment rarement de manière évidente qu’ils ont froid. Pourtant, leur corps et leurs comportements changent dès que la température dépasse la limite de tolérance de leur organisme. Savoir identifier rapidement ces signaux est essentiel pour éviter un refroidissement trop important, une hypothermie ou même des gelures. Voici les principaux signes observés par les vétérinaires et comportementalistes.

❄️ 1. Les signes physiques du froid
- Tremblements visibles : c’est l’un des premiers réflexes pour produire de la chaleur.
- Oreilles, pattes et queue froides : ces zones s’exposent en premier aux pertes de chaleur.
- Raideur musculaire : le chat se déplace lentement, parfois avec maladresse.
- Poils hérissés (piloérection) : il tente de créer une couche d’air isolante.
- Respiration plus rapide : souvent signe de stress thermique.
🐾 2. Les signes comportementaux inquiétants
- Chat recroquevillé, posture basse pour conserver la chaleur.
- Recherche active d’un endroit chaud : radiateur, couverture, lit, panier.
- Refus de sortir ou demi-tour rapide en extérieur.
- Gémissements, agitation ou irritabilité inhabituels.
Ces comportements indiquent que le chat cherche instinctivement à éviter la perte de chaleur et qu’il se sent vulnérable.
🚨 3. Les signes d’alerte sévère : risque d’hypothermie
Lorsque le froid dépasse les capacités naturelles du chat, les signaux deviennent plus graves :
- Somnolence excessive, ralentissement important.
- Confusion, désorientation légère.
- Tremblements qui deviennent irréguliers ou qui cessent soudainement.
- Rigidité des membres, mouvements difficiles.
Ces symptômes indiquent une atteinte du système nerveux et nécessitent une intervention urgente.
Un chat qui manifeste l’un de ces signes doit être immédiatement mis à l’abri et réchauffé progressivement. En cas de doute, une consultation vétérinaire reste la mesure la plus sûre.
Les dangers du froid pour le chat
Le froid peut provoquer chez le chat des effets physiologiques sévères, parfois rapides, surtout lorsque l’humidité, la neige ou le vent s’ajoutent aux basses températures. Même les chats d’extérieur, souvent perçus comme plus résistants, peuvent subir des conséquences graves si la température descend en dessous de leurs capacités de thermorégulation. Voici les dangers principaux à connaître pour prévenir les situations critiques.
❄️ 1. L’hypothermie : le risque le plus grave
L’hypothermie survient lorsque la température corporelle du chat descend sous 37,5°C.
Signes principaux :
- tremblements violents,
- ralentissement des mouvements,
- léthargie,
- respiration lente,
- désorientation.
Pour en savoir plus sur les signes cliniques et la prise en charge, tu peux consulter notre article complet sur l’hypothermie chez le chat.
Sans prise en charge rapide, l’hypothermie peut entraîner un coma.
❄️ 2. Les gelures (engelures locales)
Les gelures touchent surtout :
- les oreilles,
- la queue,
- les coussinets,
- parfois le nez.
Elles apparaissent lorsque les tissus gèlent, généralement autour de –5°C, mais beaucoup plus tôt si le chat est mouillé ou exposé au vent.
❄️ 3. Les brûlures chimiques du sel de déneigement
Le sel utilisé sur les routes peut provoquer :
- irritations,
- fissures,
- brûlures des coussinets.
Le danger principal vient aussi du léchage, car le sel peut entraîner des troubles digestifs et des intoxications légères.
❄️ 4. L’aggravation de l’arthrose
Le froid accentue la raideur musculaire et les douleurs articulaires chez les chats âgés.
Un chat arthrosique peut :
- marcher lentement,
- hésiter à sauter,
- rechercher davantage les zones chauffées.
❄️ 5. Les risques liés à la neige et à l’humidité
La neige collée au ventre et aux pattes favorise une perte de chaleur rapide.
L’ingestion excessive de neige peut aussi perturber la digestion.
Comment protéger efficacement son chat du froid ?
Protéger un chat du froid demande une approche globale : adaptation des sorties, aménagement de l’intérieur, protection des zones sensibles et surveillance attentive des comportements. Contrairement à ce que l’on croit, beaucoup de chats n’expriment pas clairement leur inconfort, ce qui rend ces mesures encore plus essentielles. Voici les stratégies les plus efficaces pour passer l’hiver en toute sécurité.

🐾 1. Aménager un couchage chaud et isolé
Le panier du chat doit être placé :
- loin des portes,
- loin des fenêtres mal isolées,
- loin des courants d’air.
Un couchage idéal :
- tapis isolant (mousse, laine, fibre thermique),
- couverture épaisse,
- panier fermé ou igloo pour conserver la chaleur.
Les chats sensibles gagnent à disposer de plusieurs points chauds dans la maison.
Pour les chats qui sortent régulièrement, découvre toutes les mesures spécifiques pour protéger un chat d’extérieur en hiver.
🧥 2. Préparer un chat qui sort en hiver
Un chat d’extérieur doit être surveillé de près :
- sortir plus souvent mais moins longtemps,
- vérifier les pattes et les oreilles après chaque sortie,
- retirer la neige ou l’humidité sur son ventre et ses pattes.
Un abri extérieur bien isolé est fortement recommandé :
- entrée protégée du vent,
- sol surélevé,
- litière sèche (paille),
- toit étanche.
Pour choisir la bonne structure, tu peux t’aider de notre guide sur les meilleurs abris d’hiver pour chats d’extérieur.
🧼 3. Protéger les coussinets et la peau
Le froid, le sel et l’humidité agressent la peau.
Mesures essentielles :
- appliquer un baume protecteur avant les sorties,
- rincer les pattes après l’extérieur,
- sécher soigneusement les zones humides.
Pour les chats nus (Sphynx), une crème hydratante adaptée peut être nécessaire en hiver.
🔥 4. Sécuriser les sources de chaleur
Les chats adorent la chaleur, mais certaines sources sont dangereuses :
- radiateurs brûlants,
- poêles,
- cheminées,
- chauffages d’appoint instables.
Un filet devant une cheminée ou un pare-feu protège le chat des brûlures.
Avant de laisser ton chat se reposer près d’un poêle ou d’un foyer, prends le temps de lire Chat et cheminée / chauffage : risques, brûlures, sécurité et bonnes pratiques.
🍽️ 5. Adapter l’alimentation hivernale
Un chat qui sort beaucoup en hiver dépense plus d’énergie pour maintenir sa chaleur. Il peut avoir besoin d’un léger apport calorique supplémentaire.
À surveiller :
- eau fraîche non glacée,
- gamelle éloignée des zones froides,
- hydratation suffisante même en hiver.
Pour ajuster précisément les rations et l’hydratation, tu peux suivre les recommandations de Alimentation du chat en hiver : besoins énergétiques, hydratation, conseils experts.
Température intérieure idéale pour un chat en hiver
La température intérieure joue un rôle fondamental dans le confort et la santé d’un chat durant l’hiver. Même si les chats tolèrent mieux certaines variations que les humains, un environnement trop froid ou trop sec peut perturber leur thermorégulation et affaiblir leur organisme, en particulier chez les chats sensibles.
Les vétérinaires recommandent une température domestique située entre 19°C et 22°C pour un chat adulte en bonne santé. Ce niveau permet de maintenir une chaleur stable sans surcharger l’organisme. Pour les profils fragiles — chatons, seniors, chats maigres ou souffrant d’arthrose — une zone un peu plus chaude, autour de 22°C à 24°C, est idéale, notamment dans les espaces de sommeil.
Le couchage doit toujours être placé dans un lieu :
- éloigné des courants d’air,
- non exposé à l’humidité,
- à distance des portes fréquemment ouvertes,
- et jamais directement sur le sol froid.
À l’inverse, un intérieur trop chauffé peut provoquer :
- déshydratation,
- assèchement des muqueuses,
- inconfort respiratoire,
- augmentation du risque de petites brûlures si le chat se colle à une source de chaleur.
Utiliser un humidificateur ou placer simplement un bol d’eau près du radiateur peut améliorer la qualité de l’air pendant les périodes de chauffage intensif.
Pour améliorer son bien-être au quotidien, découvre comment éviter l’ennui et le stress dans notre guide : Chat d’intérieur en hiver.
Que faire si mon chat a trop froid ? Les gestes d’urgence
Lorsqu’un chat a trop froid, il faut intervenir rapidement tout en évitant tout choc thermique. Le but est toujours de réchauffer l’animal progressivement et d’observer attentivement son état. Une baisse prolongée de température corporelle peut entraîner une hypothermie, qui constitue une urgence vétérinaire. Voici les gestes essentiels à connaître.

❄️ 1. Mettre immédiatement le chat à l’abri
Rentre-le dans un endroit :
- sec,
- chaud,
- calme,
- sans courant d’air.
Retire tout textile humide (couverture, vêtement, harnais mouillé), car l’humidité refroidit très vite l’animal.
🧴 2. Sécher soigneusement le chat
Si le chat est mouillé par la neige, la pluie ou le givre, sèche :
- le ventre,
- les pattes,
- les espaces interdigités,
- le poitrail,
- la queue si elle est humide.
Un chat mouillé se refroidit environ trois fois plus vite qu’un chat sec.
🔥 3. Le réchauffer en douceur
Enveloppe ton chat dans :
- une serviette tiède,
- une couverture chaude,
- ou un plaid épais.
Tu peux utiliser une bouillotte tiède enveloppée dans un tissu, jamais contre la peau directement.
Évite :
- sèche-cheveux puissant,
- radiateurs brûlants,
- contact direct avec une source de chaleur.
👀 4. Surveiller son état en continu
Observe si le chat :
- tremble de manière continue,
- paraît désorienté,
- a du mal à marcher,
- devient léthargique.
Ces signes indiquent une hypothermie débutante.
🏥 5. Quand consulter en urgence ?
Consulte immédiatement si :
- les tremblements cessent soudainement,
- le chat reste amorphe,
- il n’arrive pas à se réchauffer après 10–15 minutes,
- sa respiration devient lente ou irrégulière.
Mieux vaut intervenir trop tôt que trop tard.
Erreurs fréquentes des propriétaires en hiver (à éviter absolument)
Même les propriétaires attentifs peuvent commettre des erreurs en hiver, souvent par méconnaissance ou parce qu’ils sous-estiment les risques réels du froid pour leur chat. Certaines pratiques peuvent pourtant entraîner un refroidissement trop rapide, augmenter le risque d’hypothermie ou provoquer des blessures. Voici les erreurs les plus fréquentes relevées par les vétérinaires.

❄️ 1. Laisser un chat sortir alors qu’il est mouillé
Un chat humide perd sa chaleur trois fois plus vite qu’un chat sec.
Sortir sous la pluie, après un bain ou avec le pelage mouillé favorise l’hypothermie même par 8–10°C.
❄️ 2. Sous-estimer le vent et l’humidité
Beaucoup de propriétaires se basent uniquement sur la température.
Or, un +5°C humide et venteux peut être plus dangereux pour un chat qu’un 0°C sec.
❄️ 3. Croire qu’un chat d’extérieur n’a pas besoin d’abri
Même un chat habitué à vivre dehors doit avoir :
- un abri isolé,
- un sol surélevé,
- une litière sèche,
- une entrée protégée du vent.
❄️ 4. Laisser un chat boire de la neige
Cela peut provoquer :
- troubles digestifs,
- refroidissement interne,
- ingestion d’impuretés ou de sel.
❄️ 5. Surestimer la protection naturelle du pelage
Même les chats à poils longs perdent leur isolation lorsque :
- le poil est mouillé,
- la neige colle,
- le chat reste immobile longtemps.
❄️ 6. Placer le couchage dans une zone froide
Près d’une fenêtre non isolée, d’une porte souvent ouverte ou d’un sol glacé :
→ risque de refroidissement nocturne.
Conseils spécifiques selon la situation
Tous les chats n’affrontent pas l’hiver de la même manière. Leur âge, leur état de santé, leur mode de vie et leur niveau d’activité influencent considérablement leur sensibilité au froid. Adapter les soins à chaque profil permet de prévenir les risques tout en assurant un confort optimal à ton compagnon.
🐱 1. Chaton : vulnérabilité maximale
Les chatons ont une thermorégulation immature et se refroidissent très rapidement.
Conseils essentiels :
- limiter les sorties au strict minimum,
- éviter les environnements froids (sols carrelés, pièces non chauffées),
- privilégier des couchages chauds et fermés,
- surveiller attentivement tout tremblement ou repli sur soi.
Un chaton peut être en difficulté même à 10–12°C.
🐱🧓 2. Chat âgé : attention à l’arthrose et à la fatigue
Le froid accentue les douleurs articulaires et réduit la mobilité.
Recommandations :
- couchage très isolé,
- accès facile aux zones chaudes,
- éviter les sorties prolongées,
- veiller à une hydratation correcte malgré la saison.
Un senior peut grelotter même par 7–8°C si l’air est humide.
🏠 3. Chat d’intérieur
Les chats vivant essentiellement à l’intérieur sont sensibles au contraste entre une pièce chauffée et l’air froid extérieur.
Bonnes pratiques :
- éviter les sorties brusques après une sieste près d’un radiateur,
- maintenir une température stable,
- proposer des postes d’observation chauds (hamacs radiateurs, couvertures).
🌲 4. Chat d’extérieur
Il doit disposer :
- d’un abri isolé,
- d’une litière sèche (paille recommandée),
- d’un toit étanche,
- d’une entrée protégée du vent.
En dessous de –5°C, même les chats d’extérieur habitués doivent être surveillés attentivement.
🩺 5. Chat malade, maigre ou convalescent
Ils manquent souvent d’énergie pour lutter contre le froid.
Il faut :
- réduire les sorties,
- surveiller la prise alimentaire,
- privilégier des couchages très chauds,
- consulter en cas de tremblements persistants.
Conclusion
L’hiver peut représenter un véritable défi pour les chats, même pour ceux qui semblent apprécier les basses températures ou passer beaucoup de temps dehors. Comme tu l’as vu, leur capacité à supporter le froid dépend de nombreux facteurs : leur âge, leur santé, leur pelage, leur poids et surtout les conditions climatiques réelles, comme l’humidité et le vent. Comprendre les seuils de danger, reconnaître les premiers signes d’inconfort et adopter des mesures de protection adaptées te permettra de prévenir la majorité des risques, notamment l’hypothermie et les gelures.
L’essentiel est d’observer ton chat attentivement et d’adapter son environnement comme ses sorties aux conditions hivernales. Un abri adéquat, un couchage chaud, une bonne alimentation et quelques précautions simples suffisent souvent à garantir sa sécurité. Avec les bons réflexes, ton chat peut profiter d’un hiver confortable, serein et en parfaite santé.

Questions fréquentes sur le froid et les chats
1. À partir de quelle température un chat a-t-il réellement froid ?
La plupart des chats commencent à ressentir le froid entre 5°C et 0°C, selon leur âge, leur pelage et leur santé. Les chats sensibles (chatons, seniors, chats maigres ou nus) peuvent souffrir dès 8–10°C, surtout si l’air est humide.
2. Mon chat tremble : est-ce forcément à cause du froid ?
Pas nécessairement. Un chat peut trembler à cause du stress, de la douleur ou d’une émotion forte.
Mais en hiver, si ton chat tremble et cherche la chaleur, il est très probable qu’il ait froid.
3. Un chat d’extérieur peut-il supporter des températures négatives ?
Oui, mais jusqu’à une certaine limite. La plupart des chats d’extérieur peuvent tolérer brièvement des températures proches de 0°C, parfois –5°C.
En dessous, les risques d’hypothermie augmentent très vite, surtout en cas de vent ou d’humidité.
4. Un chat peut-il dormir dehors en hiver ?
Uniquement s’il dispose d’un abri :
- isolé,
- sec,
- protégé du vent,
- surélevé du sol,
- avec une litière adaptée (paille).
En dessous de –5°C, même un chat habitué doit être surveillé.
5. Comment savoir si mon chat fait une hypothermie ?
Les signes incluent :
- tremblements intenses,
- léthargie,
- désorientation,
- respiration lente,
- raideur musculaire.
C’est une urgence vétérinaire.
6. Dois-je mettre un manteau à mon chat ?
Ce n’est pas utile pour les chats d’intérieur, mais les chats nus, âgés ou malades peuvent bénéficier d’un manteau si la maison est fraîche ou s’ils sortent brièvement.
7. La neige est-elle dangereuse pour les pattes d’un chat ?
Oui. Elle peut provoquer irritations, gerçures ou gelures, surtout lorsqu’elle s’accumule entre les doigts. Il faut vérifier et sécher les pattes après chaque sortie.
8. Pourquoi mon chat reste-t-il collé au radiateur en hiver ?
Parce qu’il cherche une source de chaleur stable. Il faut toutefois veiller à ce que la température ne soit pas excessive pour éviter les brûlures légères.