Mon chat dort dans des endroits froids : est-ce dangereux ? Comment le sécuriser ?
Il est fréquent d’observer un chat dormir dans des endroits qui nous paraissent froids, comme un garage, un balcon, un rebord de fenêtre ou même sur un sol carrelé en plein hiver. Beaucoup de propriétaires s’en inquiètent : est-ce dangereux pour sa santé ? Pourquoi choisit-il ces zones peu confortables alors qu’il dispose souvent d’un panier bien chaud à l’intérieur ?
En réalité, le comportement du chat face au froid est complexe. Certains adorent les lieux frais pour réguler leur température, d’autres les choisissent instinctivement pour se sentir en sécurité. Mais lorsque l’hiver s’installe, ces choix peuvent devenir problématiques : baisse de température corporelle, tensions musculaires, risques d’hypothermie, gelures locales… Les dangers augmentent dès que les conditions deviennent humides, venteuses ou proches du gel.
Dans cet article complet, basé sur des sources vétérinaires fiables, je t’explique :
- pourquoi un chat peut préférer dormir dans un endroit froid,
- à partir de quand cela devient dangereux,
- comment reconnaître les signes d’un inconfort thermique,
- et surtout comment sécuriser ces zones sans perturber son comportement naturel.
L’objectif : t’aider à comprendre ton chat, respecter ses besoins… tout en le protégeant efficacement durant l’hiver.
Pour une approche complète (températures, prévention, dangers et solutions), consulte aussi notre guide complet pour protéger son chat en hiver.
Pourquoi un chat choisit-il de dormir dans un endroit froid ? (explications comportementales + physiologiques)
Le choix d’un lieu de repos chez le chat n’est jamais complètement aléatoire. Même lorsqu’un endroit paraît froid ou inconfortable pour nous, il peut répondre à des besoins précis pour l’animal. Comprendre ces motivations permet de distinguer un comportement normal d’une situation potentiellement dangereuse.
🔸 1. La régulation naturelle de la température
Contrairement à l’idée reçue, un chat n’aime pas toujours la chaleur.
Lorsqu’il a trop chaud ou qu’il souhaite stabiliser sa température corporelle, il recherche volontairement :
- des sols frais,
- des surfaces minérales,
- des lieux peu exposés au soleil.
Cela lui permet d’évacuer un excès de chaleur, surtout après un jeu intense, un repas nourrissant ou un moment de stress.
Pour savoir à partir de quand un endroit “frais” devient réellement risqué, découvre jusqu’à quelle température un chat peut-il supporter l’hiver.
🔸 2. Le besoin de sécurité
Beaucoup de chats préfèrent dormir dans :
- des coins reculés,
- des zones basses ou couvertes,
- des espaces peu fréquentés.
Un garage, un dessous d’escalier ou un balcon offrent une impression de contrôle de l’environnement. Le froid n’est alors pas perçu comme une priorité par rapport au besoin de sécurité.
🔸 3. Le marquage et la routine
Les chats reviennent souvent dormir aux mêmes endroits car ils y ont déposé :
- des odeurs rassurantes (phéromones),
- des traces de leurs passages antérieurs,
- une routine qui les apaise.
Même si l’endroit devient plus froid en hiver, il reste associé à une zone familière.
🔸 4. Le pelage peut donner une fausse impression de confort
Un chat au pelage dense peut se sentir protégé, mais cela ne suffit pas contre :
- l’humidité,
- le vent,
- le contact prolongé avec le froid.
L’illusion de confort peut le pousser à rester dans un lieu qui devient pourtant dangereux en hiver.
Est-ce dangereux pour un chat de dormir dans un endroit froid ?
Dormir dans un endroit froid n’est pas forcément dangereux en soi : tout dépend de la température, de l’humidité, de la durée d’exposition et de l’état de santé du chat. Cependant, certaines conditions hivernales peuvent transformer un simple lieu frais en véritable risque pour sa santé.

🔸 1. Le froid prolongé peut provoquer une baisse de la température corporelle
Un chat adulte en bonne santé maintient en général sa température autour de 38 à 39°C.
Mais lorsqu’il reste longtemps allongé sur un sol froid ou exposé à un courant d’air, il peut perdre progressivement sa chaleur interne.
Cela augmente le risque de :
- frissons,
- raideurs,
- fatigue inhabituelle,
- difficultés à se réchauffer ensuite.
🔸 2. L’humidité est plus dangereuse que le froid sec
Un lieu légèrement froid mais sec est souvent tolérable.
Mais un endroit :
- humide,
- mal isolé,
- en contact direct avec le sol,
peut accélérer la perte thermique et fatiguer les muscles.
Les garages, caves et balcons sont souvent humides en hiver et peuvent devenir problématiques.
🔸 3. Risques auprès du gel ou du vent
Lorsque la température extérieure s’approche de 0°C, les dangers augmentent fortement :
- hypothermie,
- engourdissement musculaire,
- difficultés respiratoires,
- gelures localisées (oreilles, coussinets).
Un chat exposé toute la nuit sur un balcon ou dans un cabanon non isolé peut réellement être en danger.
Si tu veux reconnaître les signes et agir vite, lis notre guide sur l’hypothermie chez le chat.
🔸 4. Les chats âgés, malades ou maigres sont beaucoup plus vulnérables
Pour eux, la régulation thermique est moins efficace.
Ce qui est supportable pour un chat jeune peut devenir dangereux pour :
- un chat senior,
- un chat convalescent,
- un chat très mince,
- un chat souffrant d’arthrose.
Quels chats sont les plus vulnérables lorsqu’ils dorment dans des endroits froids ?
Tous les chats ne réagissent pas de la même manière au froid. Certains peuvent dormir plusieurs heures dans un lieu frais sans conséquence, tandis que d’autres risquent rapidement un refroidissement, des douleurs ou une hypothermie débutante. Identifier les profils sensibles permet d’adapter leur environnement et de prévenir les situations dangereuses.
🔸 1. Les chats âgés
Les seniors ont :
- une thermorégulation moins efficace,
- des muscles qui refroidissent plus vite,
- une arthrose souvent aggravée par le froid.
Dormir dans un endroit froid peut provoquer des raideurs douloureuses et une fatigue importante.
🔸 2. Les chatons
Leur système de régulation de la température n’est pas totalement développé.
Même un endroit “modérément froid” peut entraîner une baisse rapide de leur chaleur corporelle.
🔸 3. Les chats maigres, malades ou convalescents
Un chat avec peu de masse musculaire ou souffrant d’une maladie chronique est beaucoup plus sensible :
- maladies rénales,
- anémie,
- infections,
- perte de poids,
- fatigue générale.
Pour eux, le froid représente un stress physiologique majeur.
🔸 4. Les chats au pelage fin ou peu isolant
Certaines races ou individus n’ont pas un sous-poil suffisant pour retenir la chaleur.
Les chats en mue peuvent également être moins protégés.
🔸 5. Les chats très sédentaires
Un chat peu actif génère moins de chaleur interne.
S’il dort longtemps sur un sol froid, il se refroidit beaucoup plus vite qu’un chat en mouvement.
Quels signes montrent qu’un chat a trop froid lorsqu’il dort ?
Un chat qui a froid ne l’exprime pas toujours clairement, mais son corps et son comportement envoient plusieurs signaux d’alerte. Les reconnaître à temps permet d’éviter que la situation n’évolue vers une hypothermie.

🔸 1. Les signes physiques immédiats
Ce sont les premiers indicateurs que la température corporelle commence à baisser :
- tremblements,
- oreilles, truffe ou pattes très froides,
- pelage hérissé (réflexe naturel pour créer une couche d’air chaude),
- muscles raides,
- respiration rapide ou irrégulière.
Un chat qui se recroqueville sur lui-même tente souvent de conserver sa chaleur.
Si ton chat frissonne, voici pourquoi mon chat tremble ou grelotte et comment différencier froid, stress et douleur.
🔸 2. Les signes comportementaux
Lorsqu’il a trop froid, un chat peut :
- changer brusquement de lieu de repos,
- éviter de s’allonger sur ses côtés,
- adopter une posture “en boule”,
- miauler en cherchant un endroit plus chaud,
- rester immobile plus longtemps que d’habitude,
- demander à rentrer même s’il préfère habituellement être dehors.
Ces comportements indiquent un inconfort thermique réel.
🔸 3. Les signes avancés : danger d’hypothermie
Ils nécessitent une intervention immédiate :
- désorientation,
- somnolence excessive,
- faiblesse générale,
- perte de coordination,
- tremblements qui diminuent (très grave),
- refus de se lever ou difficulté à marcher.
L’arrêt des tremblements est un signe particulièrement critique : le corps n’a plus l’énergie nécessaire pour se réchauffer.
Dormir dans un endroit froid : quand est-ce dangereux ? (températures et contextes à risque)
Un lieu froid n’est pas automatiquement dangereux. Tout dépend de la température réelle, de la température ressentie, de l’humidité et de la durée d’exposition. Voici les seuils et situations dans lesquelles un chat peut être en danger.

🔸 1. Températures proches de 10°C : risques pour les chats sensibles
Pour un chat :
- âgé,
- maigre,
- malade,
- convalescent,
- ou très jeune,
dormir dans un endroit froid à 10°C peut déjà provoquer une chute de la température corporelle, surtout s’il reste immobile plusieurs heures.
🔸 2. Entre 5°C et 0°C : zone d’inconfort pour la majorité des chats
Dans cette plage, le chat peut :
- se refroidir progressivement,
- développer des raideurs,
- présenter des frissons intermittents.
Le risque augmente si le sol est froid ou humide.
🔸 3. À 0°C : risque réel d’hypothermie
Dormir sur un balcon, dans un garage ou sur un sol carrelé à 0°C expose déjà à :
- une perte thermique importante,
- un risque d’hypothermie,
- une augmentation des douleurs articulaires chez les seniors.
🔸 4. Sous 0°C : danger élevé, même pour un chat robuste
Lorsque la température descend sous le point de gel, les dangers deviennent sérieux :
- hypothermie en moins d’une heure,
- gelures (oreilles, queue, coussinets),
- engourdissement musculaire,
- baisse de vigilance,
- risque d’accident chez les chats cherchant une source de chaleur (voiture, moteur).
En dessous de 0°C, les risques augmentent aussi à cause du verglas, du sel et de l’antigel : découvre les dangers d’hiver pour le chat.
🔸 5. Humidité + froid : la combinaison la plus dangereuse
Un endroit légèrement froid mais humide peut être plus risqué qu’un lieu sec à 0°C.
L’humidité empêche le pelage de jouer son rôle isolant et accélère la perte de chaleur.
Comment sécuriser un endroit froid si ton chat insiste pour y dormir ?
Certains chats refusent tout simplement de changer leurs habitudes, même lorsque l’endroit qu’ils choisissent est froid ou inconfortable. Plutôt que de lutter contre leur comportement naturel, il est souvent plus efficace de sécuriser et d’améliorer cet endroit afin de le rendre moins risqué durant l’hiver.

🔸 1. Isoler le sol pour limiter la perte de chaleur
Un sol froid (carrelage, béton, balcon, garage…) est l’un des principaux facteurs de refroidissement.
Pour améliorer les choses, tu peux ajouter :
- un tapis isolant,
- un carton épais,
- un tapis en mousse EVA,
- une plaque en liège.
Ces matériaux réduisent considérablement la conduction du froid.
🔸 2. Ajouter un couchage adapté
Évite les couvertures classiques si l’endroit est humide : elles se refroidissent rapidement.
Pour un espace froid :
- place une couverture polaire si l’endroit est sec,
- utilise de la paille si l’espace n’est pas entièrement protégé,
- ajoute une petite maison ou caisse fermée pour conserver la chaleur.
Un espace semi-fermé augmente la température interne jusqu’à plusieurs degrés.
Si ton chat dort dans un garage, un balcon ou une zone exposée, l’idéal est d’aménager un abri bien isolé pour gagner plusieurs degrés et limiter l’humidité.
🔸 3. Réduire les courants d’air
Si ton chat dort près d’une fenêtre, d’une porte ou d’une zone exposée au vent, tu peux :
- installer un séparateur,
- ajouter un rideau épais,
- déplacer légèrement le couchage,
- isoler la zone avec des matériaux simples (tapis, mousse).
Les courants d’air sont une cause majeure de refroidissement.
🔸 4. Surveiller l’humidité
Les lieux froids sont souvent humides.
Pense à :
- changer régulièrement les matériaux utilisés comme couchage,
- ventiler légèrement la pièce en journée,
- placer le couchage loin des murs froids.
Un environnement sec protège bien mieux un chat.
🔸 5. Encourager un couchage plus chaud… sans forcer
Tu peux rendre un endroit chaleureux plus attractif en utilisant :
- une couverture imprégnée de son odeur,
- un diffuseur de phéromones,
- un couchage surélevé.
Jamais de contrainte, toujours l’encouragement : le chat doit rester maître de ses choix.
Comment encourager un chat à dormir dans un endroit plus chaud ?
Certains chats préfèrent les endroits froids par habitude ou par instinct de sécurité. Pour les protéger en hiver, il ne s’agit pas de les forcer, mais de rendre un lieu plus chaud plus attractif, plus confortable et plus rassurant. Voici les méthodes les plus efficaces, validées par les comportementalistes.

🔸 1. Créer un espace chaleureux réellement irrésistible
Un chat ne change de lieu de repos que s’il trouve mieux ailleurs.
Pour rendre un couchage plus attractif, tu peux :
- utiliser une couverture douce avec son odeur,
- ajouter un coussin moelleux,
- créer un espace semi-fermé (igloo, panier couvert, caisse retournée),
- choisir un coin calme, loin des passages.
Plus le lieu est confortable et sécurisé, plus il a de chances d’y aller.
🔸 2. Utiliser la chaleur de manière contrôlée
Jamais de source brûlante ou de chaleur directe.
Mais tu peux :
- ajouter une bouillotte tiède (enveloppée dans un tissu),
- placer le couchage près d’un radiateur faiblement actif,
- utiliser un tapis chauffant pour animaux à basse température.
La chaleur douce attire naturellement les chats.
Avant d’installer ton chat près d’une source chaude, pense à sécuriser le chauffage et la cheminée pour éviter brûlures et accidents.
🔸 3. Renforcer l’aspect sécurisant du lieu
Un chat préfère un espace où il se sent invisible et protégé.
Pour cela :
- opte pour un panier avec rebords,
- mets le couchage dans un coin,
- utilise un diffuseur de phéromones pour augmenter la sensation de bien-être.
🔸 4. Récompenser les choix positifs
Lorsqu’il choisit spontanément un espace plus chaud :
- félicite-le doucement,
- offre une friandise,
- renforce ce comportement sans jamais le forcer.
🔸 5. Déplacer progressivement son ancien lieu froid
Si ton chat dort toujours au même endroit froid, tu peux :
- rapprocher progressivement ce lieu vers un espace plus chaud,
- réduire l’accès ou le confort de la zone froide,
- augmenter simultanément le confort de la zone chaude.
Une transition graduelle respecte toujours son rythme.
Dangers spécifiques : froid, sol glacé, humidité, courants d’air, gelures
Dormir dans un endroit froid peut exposer un chat à différents dangers, parfois discrets mais potentiellement graves. Comprendre chacun d’eux permet d’adapter rapidement l’environnement et d’éviter les situations à risque.

🔸 1. Le froid prolongé
Un chat qui dort plusieurs heures dans un lieu froid perd progressivement de la chaleur corporelle.
Conséquences possibles :
- fatigues musculaires,
- frissons répétés,
- baisse d’activité,
- risque d’hypothermie si la température est très basse.
Les chats âgés ou maigres calent beaucoup plus vite.
🔸 2. Le sol glacé : un ennemi invisible
Un sol froid (béton, carrelage, balcon) accélère la conduction thermique.
Même si l’air n’est pas glacial, le contact direct avec le sol peut provoquer :
- raideurs cervicales ou lombaires,
- douleurs articulaires,
- crispations musculaires,
- refroidissement rapide du ventre et des pattes.
🔸 3. L’humidité : danger majeur
Un environnement humide refroidit beaucoup plus vite un chat, même à température modérée.
Effets :
- perte d’isolation du pelage,
- frissons persistants,
- risque accru de maladies respiratoires,
- difficultés à se réchauffer ensuite.
Les garages, caves et balcons humides sont des pièges en hiver.
🔸 4. Les courants d’air
Un endroit froid n’est pas forcément dangereux ; un courant d’air froid, oui.
Il peut provoquer :
- refroidissement brutal,
- douleurs musculaires,
- torticolis,
- aggravation de l’arthrose.
Les chats endormis sont particulièrement vulnérables car ils ne bougent pas pour s’en protéger.
🔸 5. Les gelures locales
Lorsque les températures approchent ou descendent sous 0°C, certaines zones peuvent geler :
- oreilles,
- queue,
- coussinets,
- extrémités peu protégées.
Ce sont des lésions douloureuses nécessitant une prise en charge rapide.
Que faire si mon chat a dormi dans un endroit froid et semble avoir trop froid ? (gestes essentiels)
Lorsqu’un chat a passé plusieurs heures dans un endroit froid et montre des signes d’inconfort thermique, il est essentiel d’agir rapidement, mais toujours de manière douce et progressive. Voici les gestes recommandés par les vétérinaires.
🔸 1. Mettre ton chat à l’abri immédiatement
Emmène-le dans un endroit :
- chaud,
- sec,
- sans courants d’air.
Ne le laisse pas continuer à dormir sur un sol froid ou humide.
🔸 2. Réchauffer progressivement
Jamais de chaleur directe ou intense.
Utilise plutôt :
- une couverture tiède,
- une serviette chauffée quelques minutes au radiateur,
- une bouillotte tiède enveloppée dans un tissu (jamais en contact direct avec la peau).
Le but est d’augmenter la température corporelle doucement et en sécurité.
🔸 3. Vérifier son état général
Observe si :
- les tremblements diminuent,
- il retrouve de la mobilité,
- il ouvre davantage les yeux,
- il reprend une posture normale.
Si ton chat reste apathique ou désorienté, il faut rester vigilant.
🔸 4. Sécher le pelage s’il est humide
L’humidité empêche le corps de se réchauffer.
Insiste sur :
- le ventre,
- les pattes,
- la queue,
- les espaces entre les doigts.
🔸 5. Quand consulter un vétérinaire ?
Une visite urgente est nécessaire si ton chat :
- ne se réchauffe pas après 10–15 minutes,
- semble confus,
- tremble de manière irrégulière ou cesse de trembler (stade grave),
- respire lentement,
- peine à marcher.
Ces signes peuvent indiquer une hypothermie débutante nécessitant une prise en charge immédiate.
En cas de doute, suis cette conduite à tenir en cas d’hypothermie pour réagir vite et éviter les gestes dangereux.
Erreurs fréquentes des propriétaires face à un chat qui dort dans un endroit froid
Même avec de bonnes intentions, certains comportements peuvent aggraver la situation ou augmenter les risques pour le chat. Voici les erreurs les plus fréquentes — et comment les éviter.
🔸 1. Penser que “s’il choisit cet endroit, c’est qu’il n’a pas froid”
Les chats choisissent parfois un lieu froid pour des raisons de sécurité ou d’habitude, même si leur corps en souffre.
Le choix d’un lieu ne garantit pas un confort thermique réel.
🔸 2. Forcer le chat à changer d’endroit
Le déplacer brusquement ou bloquer l’accès à son lieu de repos peut créer :
- du stress,
- un comportement de fuite,
- un refus d’utiliser les zones chaudes préparées pour lui.
Il vaut mieux rendre l’autre endroit plus attractif.
🔸 3. Utiliser des sources de chaleur trop fortes
Sèche-cheveux, radiateur brûlant ou bouillotte trop chaude sont dangereux.
Ils peuvent provoquer :
- brûlures,
- coup de chaleur localisé,
- stress thermique.
Le réchauffement doit toujours être progressif.
🔸 4. Mettre des couvertures épaisses dans un endroit humide
Les couvertures :
- absorbent l’humidité,
- deviennent froides,
- favorisent les rhumatismes et la perte de chaleur.
Dans un lieu partiellement exposé, la paille reste bien plus adaptée.
🔸 5. Ignorer les signes d’alerte
Un chat qui tremble, se recroqueville, évite de s’étendre ou se colle contre des surfaces chaudes cherche à te dire qu’il a froid.
Attendre trop longtemps peut mener à une hypothermie.
Conseils pratiques selon les situations
Tous les chats n’ont pas les mêmes besoins face au froid. Selon leur âge, leur santé ou leur mode de vie, certaines mesures doivent être adaptées. Voici les recommandations essentielles à connaître.

🔸 1. Chat âgé : protection maximale
Les chats seniors sont les plus sensibles au froid.
Recommandations :
- éviter tout lieu froid pour dormir,
- privilégier un couchage surélevé et isolé,
- ajouter une couverture polaire ou un coussin chauffant basse température,
- limiter les variations brusques de température.
Le froid peut aggraver l’arthrose et la fatigue musculaire.
🔸 2. Chaton : vigilance constante
Un chaton ne sait pas encore réguler correctement sa température.
Conseils :
- lui offrir un espace très chaud et sec,
- éviter totalement les sols froids,
- vérifier souvent s’il tremble ou se recroqueville,
- l’empêcher de dormir sur un balcon ou dans un garage en hiver.
Les risques de refroidissement sont très rapides.
🔸 3. Chat malade, maigre ou convalescent
Ces chats ont moins de réserves énergétiques.
Recommandations :
- renforcer l’isolation de leur couchage,
- proposer de petits repas plus fréquents,
- éviter tout lieu humide ou exposé au vent,
- consulter rapidement si les tremblements persistent.
🔸 4. Chat qui dort sur un balcon
Mesures indispensables :
- ajouter un tapis isolant,
- placer une petite caisse ou une cabane fermée,
- éviter l’exposition directe au vent,
- surveiller la température ressentie (vent + humidité = danger).
En dessous de 5°C, dormir sur un balcon devient risqué.
🔸 5. Chat qui dort dans un garage ou un local froid
Souvent choisi pour la sécurité, mais dangereux en hiver si :
- le sol est glacé,
- l’endroit est humide,
- des produits toxiques sont présents.
À faire :
- isoler le sol,
- surélever le couchage,
- éloigner les zones dangereuses (moteurs, produits chimiques),
garder l’endroit sec et sans courants d’air.
Conclusion
Dormir dans un endroit froid n’est pas anodin pour un chat, même si ce comportement semble naturel ou habituel. Certains lieux frais peuvent être tolérés pendant une courte durée, mais lorsque les températures baissent, que l’humidité s’installe ou que le chat reste immobile trop longtemps, les risques augmentent : raideurs, inconfort, perte de chaleur, voire hypothermie dans les cas les plus sévères.
En comprenant les raisons qui poussent ton chat à choisir ces endroits, tu peux mieux anticiper ses besoins et sécuriser son environnement sans perturber ses habitudes. Isoler le sol, améliorer le couchage, éliminer l’humidité et proposer une alternative plus chaude sont des gestes simples mais essentiels.
L’important est d’observer ton compagnon, de respecter ses préférences tout en garantissant sa sécurité pendant les mois froids. Avec quelques ajustements, ton chat peut traverser l’hiver dans le confort et la sérénité.
Questions fréquentes sur les chats qui dorment dans des endroits froids
1. Mon chat dort souvent sur le carrelage froid : est-ce dangereux ?
Pas forcément. S’il choisit ce sol pour se rafraîchir, ce n’est pas problématique. Mais en hiver, un sol froid peut provoquer des raideurs musculaires et une baisse de température corporelle, surtout si le chat reste immobile longtemps.
2. À partir de quelle température un endroit devient-il dangereux pour un chat ?
En dessous de 5°C, la majorité des chats commence à se refroidir.
À 0°C, le risque d’hypothermie augmente nettement.
Sous 0°C, les dangers deviennent sérieux, même pour un chat robuste.
3. Mon chat refuse de dormir dans son panier chaud : que faire ?
Il faut rendre le panier plus attractif :
- couverture avec son odeur,
- lieu calme,
- forme semi-fermée (igloo, caisse),
- chaleur douce.
Ne jamais forcer un chat : propose, encourage, mais laisse-le choisir.
4. Est-ce que la paille est meilleure que les couvertures ?
Oui, dans un endroit froid ou humide.
La paille :
- isole,
- reste sèche,
- conserve la chaleur.
Les couvertures absorbent l’humidité et deviennent glacées.
5. Quels chats risquent le plus de se refroidir ?
Les chats :
- âgés,
- maigres,
- malades,
- convalescents,
- chatons,
- ou avec un pelage fin.
6. Comment savoir si mon chat a vraiment froid ?
Signaux d’alerte :
- tremblements,
- oreilles froides,
- posture en boule serrée,
- lenteur ou raideurs,
- recherche active de chaleur.
7. Que faire si mon chat a dormi dans un endroit très froid ?
Le mettre dans un lieu chaud et sec, le réchauffer progressivement, le sécher s’il est humide et surveiller son état.
En cas d’apathie, de désorientation ou de tremblements persistants : vétérinaire urgent.
8. Dois-je empêcher totalement mon chat d’accéder aux endroits froids ?
Pas nécessairement. L’objectif est surtout de sécuriser ces endroits : isoler le sol, ajouter un couchage adapté et éviter l’humidité ou les courants d’air. Le chat doit conserver sa liberté, mais sans danger.